La question qu’on me pose le plus : « On veut faire de l’IA, par où on commence ? » Mauvaise question. La bonne : où perdez-vous du temps aujourd’hui ?
Suivre le temps, pas la mode
L’IA n’a d’intérêt que là où elle rend du temps ou de la qualité. Donc on commence par observer. Concrètement :
- Quelle tâche revient toutes les semaines et fait râler tout le monde ?
- Quelle info met dix minutes à être retrouvée alors qu’elle devrait en prendre une ?
- Où recopie-t-on des données d’un outil à un autre, à la main ?
Ces trois questions valent mieux que n’importe quel séminaire sur l’IA générative.
Trois chantiers, pas trente
Une PME ne peut pas tout mener de front. On en choisit trois, sur deux critères : la douleur business (est-ce que ça fait vraiment mal ?) et la demande des équipes (est-ce qu’elles le veulent ?). Ce qui coche les deux passe en premier.
Mesurer dès le premier pilote
Avant / après. Temps par dossier, taux d’erreur, satisfaction. Si on ne mesure pas, on ne saura jamais si ça marche — et on ne pourra pas convaincre l’équipe suivante.
C’est tout. Pas de magie. Un audit IA sérieux, c’est ça : regarder la réalité du terrain, prioriser, mesurer. Le reste, c’est du bruit.